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Glossaire des termes de collection

Cette archive emploie un vocabulaire courant dans l'univers de la collection de disques. Ce jargon peut parfois paraître complexe ou abstrait à première vue, de par ses termes fortement anglo-saxons. Cette page vise donc à expliquer ces termes avec une logique claire pour guider le collectionneur francophone qui navigue à travers un univers et une nomenclature foncièrement anglophones. La lecture de cette liste ne demande aucune connaissance préalable, et avec un peu de chance, même les collectionneurs aguerris y trouveront tout de même des précisions canadiennes intéressantes et utiles.

Variation

Le mot que cette archive emploie pour toute différence documentable au sein d'une parution : un dessin d'étiquette, une usine, une construction de pochette, une couleur de vinyle ou une coque de ruban différents. Un titre paru était souvent réédité de nombreuses fois au fil des ans, et presque chaque réédition comportait un ou plusieurs éléments modifiés d'une fois à l'autre, parfois subtils (l'emplacement d'un texte sur la pochette, ou un logo mal placé), parfois évidents (un nouveau dessin d'étiquette). Un même numéro de catalogue peut donc compter des dizaines de variations réalisées sur plusieurs années, et les répertorier est la raison d'être de ce site.

Variation ID

Chaque pressage documenté sur ce site possède un identifiant de la forme « LP.6051.1.1 », qui précise exactement quelle variation est documentée. De gauche à droite : le format (LP pour album, 45 pour simple, 8T pour cartouche 8 pistes, K7 pour cassette, RE pour ruban à bobine, CD pour disque compact), le numéro de catalogue attribué par l'étiquette (6051), un numéro de section qui regroupe les pressages par type d'étiquette (1), et un numéro de variation dans cette section (1) : FO.CATA.LA.VA. Ainsi, LP.6051.1.1 serait la première variation documentée du premier type d'étiquette de l'album Capitol T-6051 (ici : le premier pressage de Beatlemania).

Les pressages non-Capitol portent un préfixe supplémentaire dans le champ CATA : « APP » pour Apple, « UA » pour United Artists, « US » pour les États-Unis, etc. La deuxième incarnation de Let It Be, par exemple, porte le numéro LP.APP6351.3.1.



45 (single)

Le simple sur vinyle de 7 pouces, ainsi nommé pour sa vitesse de 45 tours par minute. Il ne porte normalement qu'une chanson par face, la face A étant la pièce mise de l'avant et la face B un enregistrement secondaire. Les simples étaient le principal moyen par lequel la nouvelle musique des Beatles parvenait à la radio et aux acheteurs canadiens, et l'archive les marque du préfixe 45 dans l'identifiant de variation. Voir la page 45 tours.

8-track tape

Une cartouche à bande en boucle continue, populaire de la fin des années 1960 aux années 1970, surtout en voiture. Le programme est réparti en quatre sections stéréo qui changent avec un déclic audible, ce qui coupe parfois une chanson au passage. Les cartouches 8 pistes canadiennes des Beatles portent le préfixe 8T dans l'identifiant de variation. Voir Cartouches 8 pistes.

Apple Records

Faisant partie d'une entreprise plus vaste, Apple Records est l'étiquette fondée par les Beatles en 1968 pour accueillir leur propre musique et soutenir une brochette de nouveaux artistes prometteurs. De 1968 à 1975, l'étiquette Apple a remplacé l'étiquette Capitol sur le disque, mais au Canada les disques étaient toujours fabriqués et distribués par Capitol du Canada, pressés dans les mêmes usines et vendus par les mêmes circuits. Apple était une nouvelle étiquette qui demeurait sous le contrôle d'EMI. L'archive marque les catalogues de l'ère Apple du préfixe « APP » dans l'identifiant de variation.

Canadian, USA and UK catalogues

Chaque filiale nationale de la compagnie attribuait à une parution son propre numéro de catalogue, et souvent sa propre liste de pièces et sa propre pochette. Un album des Beatles paru en Grande-Bretagne sur Parlophone, aux États-Unis sur Capitol ou Apple, et au Canada sur Capitol du Canada pouvait porter trois numéros différents pour ce qui semble être le même disque. Dès 1964, les pressages faits au Canada suivaient surtout la configuration nord-américaine plutôt que le format britannique d'origine. Cette archive documente uniquement les pressages canadiens.

Cassette tape

Le format à bande compact introduit sur les parutions des Beatles au Canada aussi tard qu'en 1969, et qui est devenu le support portatif de tous les jours pendant les années 1970 et 1980. Les cassettes canadiennes des Beatles ont connu plusieurs dessins d'étiquette et de coque et portent le préfixe K7 dans l'identifiant de variation, K7 étant un raccourci français courant pour cassette (K-sept... vous avez compris?). Voir Cassettes.

Catalogue number

Le numéro de référence qu'une étiquette attribue à une parution, imprimé sur l'étiquette et sur la tranche. Capitol du Canada employait des numéros comme T-2108 ou ST-2553. Capitol du Canada avait aussi sa propre série, « la série 6000 », dont les numéros de catalogue se situaient dans les 6000. Le numéro de catalogue identifie la parution, non le pressage. Deux disques au même numéro de catalogue peuvent être des pressages très différents réalisés à des années d'écart, et constituent donc deux variations distinctes.

CBS (Columbia)

Columbia Records of Canada a changé de nom pour CBS en 1974 (Columbia Broadcasting System). Columbia était l'étiquette sœur de Capitol sous EMI, et l'une des nombreuses entreprises extérieures que Capitol embauchait pour presser ses disques au Canada. Un pressage CBS d'un disque canadien des Beatles se reconnaît habituellement à ses inscriptions dans le deadwax, à l'impression de l'étiquette et à l'anneau de pressage. Voir Usines de pressage canadiennes pour comparer les usines.

Company sleeve

La pochette de papier générique qu'une étiquette glissait autour de ses 45 tours, imprimée du logo et du dessin de la compagnie plutôt que d'information propre à l'artiste. La plupart des simples canadiens des Beatles étaient vendus avec des pochettes génériques, les pochettes illustrées étant surtout importées.

Counterfeit

Une copie non autorisée fabriquée pour passer pour un pressage d'origine, généralement afin de tromper les acheteurs. La contrefaçon imite une vraie parution. Elle diffère de la parution fantaisiste, qui invente un disque n'ayant jamais existé officiellement.

Cut-out (remaindered inventory)

Un disque marqué par l'étiquette comme stock retiré de la vente, généralement par une encoche taillée dans la pochette, un trou percé ou un coin coupé. Les cut-outs étaient vendus au rabais et la marque identifie la copie de façon permanente comme invendu soldé.

Deadwax

La bande lisse entre le dernier sillon et l'étiquette, aussi appelée le sillon de sortie. Elle porte les numéros de matrice et les marques de stamper décrits plus bas, gravés ou estampés dans les pièces métalliques ayant servi au pressage. Pour l'identification, le deadwax est souvent la partie la plus honnête d'un disque, puisque les pochettes et les étiquettes peuvent être interverties, mais pas le deadwax.

Dynaflex

Le vinyle mince et souple de RCA, lancé vers 1969 et présenté comme un avantage plutôt qu'une économie. Il utilisait moins de matière et se pliait facilement par rapport au vinyle ordinaire. Les copies canadiennes pressées à l'usine RCA de Smiths Falls peuvent se présenter sur ce vinyle plus léger, ce qui aide à situer où et à peu près quand une copie a été faite.

EMI et Capitol

Il est utile de distinguer la société mère de l'étiquette. EMI était la maison mère britannique qui possédait les enregistrements des Beatles dans le monde entier ; Capitol était sa branche nord-américaine, et Capitol du Canada s'occupait de la fabrication et de la distribution canadiennes durant toute la période des Beatles. Un disque canadien des Beatles est donc un produit EMI paru sur l'étiquette Capitol, puis plus tard Apple, et pressé par l'usine que Capitol avait sous contrat.

EP (extended play)

Un disque court qui contient plus qu'un simple mais moins qu'un album complet, habituellement quatre chansons, et souvent présenté dans une pochette illustrée. C'est un disque de 7 pouces lu à 45 tours. Les EP étaient plus répandus en Grande-Bretagne et en Europe qu'en Amérique du Nord. Le Canada n'a publié qu'un seul EP des Beatles, et il s'est mal vendu.

Fantasy release

Un disque non officiel créé par des collectionneurs ou des tiers pour une parution qui n'a jamais réellement existé, parfois comme projet hommage, parfois pour vendre un produit illégitime. Cette archive les signale du préfixe « F » (par exemple FLP pour Fantasy LP et FCD pour Fantasy CD). Ils sont rares sur la scène canadienne, mais documentés lorsqu'ils font surface.

First pressing

La toute première série de production d'une parution, lancée le jour de la sortie. Les séries ultérieures du même numéro de catalogue, faites à mesure que le stock s'écoulait, sont des repressages ; une nouvelle sortie d'un vieux titre des années plus tard est une réédition. Sur ce site, les numéros de section et de variation suivent ces distinctions parution par parution.

Front slick cover

Une construction de pochette où les bords du slick arrière (souvent en noir et blanc) se replient sur l'avant, et où un slick avant est collé par-dessus (souvent en couleur), laissant des bords blancs visibles autour de la pochette avant. Courante sur les pochettes canadiennes des années 1960 avant que la construction enveloppante ne s'impose, et un indice de datation utile. La construction à slick arrière, autre type jugé plus raffiné et plus coûteux (et plus rare), voyait au contraire le slick couleur de l'avant se replier sur l'arrière, sans bord blanc sur la pochette avant.

Gatefold

Une pochette qui s'ouvre comme un livre, le disque logeant dans l'une des deux pochettes, ou dans la pochette de droite d'un modèle à poche unique. The Beatles' Story fut la première pochette ouvrante canadienne des Beatles. Ces pochettes étaient souvent vendues dans un sac de polythène lâche, permettant à l'acheteur d'ouvrir la pochette avant l'achat.

Hype sticker

Un autocollant promotionnel apposé sur la pellicule plastique ou la pochette pour annoncer ce que le service de marketing voulait faire remarquer, comme un succès contenu dans l'album. Comme ils reposaient sur la pellicule, les exemplaires survivants sont rares et prisés.

Inner seam

Le bord collé où les rabats repliés d'une pochette se rejoignent au verso. Les coutures sont habituellement la première partie d'une pochette à céder avec le temps, et une couture ouverte est l'un des défauts d'état les plus courants que notent les collectionneurs. Sur les pochettes ouvrantes, les coutures internes de la double page se vérifient de la même façon. Les copies canadiennes ont généralement un cadre solide avec une couture interne en carton, contrairement aux pressages américains dont les cadres ne tiennent souvent que par leurs slicks collés, ce qui rend les pochettes bien plus sujettes aux coutures abîmées.

Inner sleeve

La pochette de papier ou de plastique mince, à l'intérieur de la jaquette, qui tient et protège le disque. Elle peut être unie, imprimée du nom de la compagnie et d'autres titres, ou imprimée des paroles et d'illustrations liées à la parution. Le style de pochette intérieure est parfois un indice de datation en soi.

Jacket

La couverture cartonnée extérieure qui contient un album, aussi appelée pochette. Les jaquettes canadiennes étaient faites en collant des slicks imprimés sur un cadre de carton, et leur mode de construction (slick avant, enveloppante, ouvrante ou carton glacé) est l'un des moyens les plus fiables de dater et de situer un pressage.

J-card

L'encart de papier plié glissé dans le boîtier d'une cassette, nommé pour la forme de J qu'il prend une fois plié. Il porte l'illustration en façade, le titre sur la tranche, et habituellement la liste des pièces et les crédits à l'intérieur ou à l'arrière. C'est l'équivalent, pour la cassette, de la jaquette d'un album. Voir Cassettes.

Label generation

Le dessin imprimé sur l'étiquette ronde en papier a changé au fil des ans à mesure que la marque de la compagnie évoluait, chaque dessin marquant une période de production. Capitol du Canada est passée par les étiquettes arc-en-ciel (ou swirl pour les 45), target, orange, purple et retro rainbow, parmi d'autres. La génération d'étiquette d'un disque est souvent le moyen le plus rapide de le dater. La section Parutions par type d'étiquette organise toute l'archive de cette façon.

Lacquer (lacquer cut)

La première étape physique du matriçage. Un disque enduit de laque est gravé au tour à partir de la bande maîtresse, de sorte qu'il porte les vrais sillons d'une face. La laque est ensuite recouverte par galvanoplastie pour produire les pièces métalliques qui pressent le disque. Graver une nouvelle laque, que ce soit à partir d'une nouvelle bande ou simplement parce que l'ancienne était usée, peut donner à un pressage ultérieur un son audiblement différent. On appelle parfois la laque un acétate.

Capitol du Canada recevait des bandes maîtresses du Royaume-Uni ou des États-Unis, puis gravait une laque à partir de ces bandes, d'où l'on tirait les plaques de pressage. Celles-ci portent des numéros de matrice écrits à la main. Quand les numéros sont estampés dans le deadwax des pressages RCA, ces disques étaient tout de même pressés au Canada, mais à partir de plaques de pressage faites aux États-Unis et envoyées directement à RCA à Toronto depuis l'usine Scranton de Capitol.

LP (long play album)

L'album sur vinyle de 12 pouces, le format principal pour un disque complet. Il se lit à 33 1/3 tours et a été appelé « longue durée » pour le distinguer des vieux 78 tours et du simple 45 tours. La majeure partie de cette archive s'articule autour des variations de LP, marquées du préfixe LP dans l'identifiant de variation. Voir Albums.

Master, mother and stamper

La chaîne de pièces métalliques qui transforme une laque en outils servant à presser le vinyle. La laque est galvanisée pour produire un master métallique (aussi appelé le père), le master sert à faire pousser des mères, et les mères produisent les stampers, les négatifs qui pressent réellement chaque disque. Les marques laissées par ces pièces survivent dans le deadwax et aident à identifier un pressage. Les pressages canadiens étaient faits en quantités bien plus petites et sonnent habituellement mieux que leurs équivalents américains. À noter que « master » a un second sens, sans rapport, en audio, traité sous Matriçage plus bas.

Master tape

La bande de studio finale qui contient le mixage définitif d'un enregistrement, la source à partir de laquelle on grave une laque. En 1963, le Canada travaillait à partir de bandes maîtresses britanniques envoyées par le siège d'EMI ; celles-ci sonnent presque identiques aux pressages britanniques du même album. Les albums plus tardifs étaient faits soit à partir de bandes (modifiées) envoyées par le siège américain, soit à partir de plaques métalliques préparées à l'usine Scranton aux États-Unis.

Mastering and the master (audio)

Le matriçage est l'étape qui prépare un mixage final en vue de la gravure, en réglant le niveau et la tonalité d'ensemble pour qu'ils se transfèrent bien sur disque ou ruban. L'audio ainsi préparé est lui-même parfois appelé « le master », d'où le fait que le mot peut désigner soit ceci, soit le master métallique décrit plus haut. Le contexte indique habituellement de quoi il s'agit.

Matrix number

Le code gravé ou estampé dans le deadwax qui indique quelle gravure maîtresse a servi à presser cette face du disque. Les numéros de matrice donnent des indices sur la génération de pressage, les usines, la génération de master, les ingénieurs de matriçage, etc. C'est la source d'information la plus précise sur des pressages qui, vus de l'extérieur, peuvent sembler identiques. Les pages de détail de l'archive montrent des photos de matrice pour une identification plus précise.

Mix

L'étape où les pistes séparées d'un enregistrement sont fondues dans la version mono ou stéréo finale qu'entend l'auditeur. Un mixage mono et un mixage stéréo sont véritablement des enregistrements différents, et non le même son réparti en deux, ce qui explique que les collectionneurs les traitent comme distincts. Un remixage ultérieur diffère encore, tout comme une remastérisation, qui ajuste l'égalisation du mixage fini sans toucher aux pistes individuelles (voir l'entrée plus bas).

Sound Spectrum (Mono and stereo)

Jusqu'en 1968, la plupart des albums canadiens des Beatles étaient offerts à la fois en mono (le même canal sonore joue à gauche et à droite) et en stéréo (des canaux différents jouent à gauche et à droite), le mono étant le plus courant avant d'être abandonné au milieu de 1968. Chaque édition avait son propre numéro de catalogue ou préfixe. Après 1968, la production canadienne était uniquement en stéréo. Les pressages mono de certains titres sont nettement plus rares et retiennent l'attention des collectionneurs.

Perimeter print

Le petit texte qui court sur le pourtour extérieur d'une étiquette de disque, portant des éléments comme le nom du fabricant, les crédits de la société de droits et les mentions légales. Ce texte de pourtour était refait chaque fois que le dessin d'étiquette changeait, de sorte que la formulation et la disposition exactes au bord constituent un bon moyen de distinguer une génération d'étiquette d'une autre.

Picture sleeve

Une pochette de 45 tours imprimée d'une illustration propre à la parution, plutôt que du dessin générique de l'étiquette. Les pochettes illustrées canadiennes des Beatles sont rares (elles étaient habituellement importées des États-Unis) et très recherchées. L'archive les marque de PS dans l'identifiant de variation.

Posterboard

Une jaquette faite d'une seule pièce de carton glacé rigide et lisse, sur laquelle l'image était imprimée directement plutôt que de coller un slick traditionnel sur un cadre de carton. Certaines jaquettes canadiennes pressées par Columbia utilisaient cette construction d'une seule pièce, dont le toucher et le bord diffèrent de la jaquette montée habituelle et qui peut aider à déterminer quand une copie a été faite.

Pressing plant

L'usine qui a physiquement fabriqué le disque. Capitol a sous-traité à d'autres fabricants pendant la majeure partie de son existence, de sorte que les disques canadiens des Beatles provenaient de plusieurs usines au fil des ans, dont Compo à Lachine, RCA à Smiths Falls, Columbia (ou CBS), et plus tard Cinram et Keel. Deux copies de la même parution provenant d'usines différentes sont possibles et considérées comme des pressages différents, souvent avec des différences visibles d'étiquette, de deadwax et d'anneau de pressage. Voir Usines de pressage canadiennes pour le portrait complet.

Pressing ring

Un anneau léger, en relief ou en creux, marqué dans le vinyle près de l'étiquette, laissé par la presse elle-même. Les usines laissaient des motifs d'anneau différents, de sorte que la présence, la taille et la forme d'un anneau de pressage sont un indice de plus sur l'usine qui a fait une copie donnée.

Promotional copy

Une copie envoyée gratuitement aux stations de radio et aux critiques avant la sortie ou à la sortie, généralement marquée d'une étiquette blanche, d'un timbre « promotional not for sale » ou d'une bande de minutage. Les promos canadiennes étaient pressées en petit nombre et sont documentées ici avec PR ou PRO dans l'identifiant de variation ; au Canada, les promos étaient le plus souvent de simples copies de série envoyées d'avance.

Publishing credits

Le petit texte sous chaque titre de chanson qui nomme les auteurs-compositeurs et l'éditeur musical qui contrôle la chanson, habituellement avec la société de droits d'exécution qui perçoit les redevances. Sur les disques des Beatles, le crédit d'écriture est le plus souvent « Lennon-McCartney », avec des éditeurs comme Northern Songs, tandis que les pressages canadiens portent la société locale de l'époque (BMI ou ASCAP). Comme les droits d'édition et les noms de société ont changé au fil des ans, la formulation exacte sur l'étiquette est un indice utile pour distinguer un pressage d'un autre et le dater.

Record speed (45 vs 33 rpm)

À quelle vitesse tourne un disque, mesurée en tours par minute. Les albums se lisent à 33 1/3 tr/min, ce qui permet un long programme par face, tandis que les simples de 7 pouces se lisent au rythme plus rapide de 45 tr/min. Le vieux standard du 78 tr/min en gomme-laque avait déjà disparu en 1963, de sorte qu'aucun disque 78 tours des Beatles n'a jamais été produit au Canada. Certains maxi 12 pouces et LP d'édition spéciale se lisent aussi à 45 tr/min pour une meilleure qualité sonore, au prix de devoir changer de face plus souvent.

Reel tape

Le format à bobine ouverte, ou ruban à bobines, vendu aux côtés des disques dans les années 1960 et au début des années 1970, joué sur un magnétophone de salon. Les rubans préenregistrés ne représentaient qu'une petite part du marché, visant un public audiophile de niche surtout porté sur le jazz ou la musique classique ; les rubans canadiens des Beatles sont donc extrêmement rares aujourd'hui, n'ayant été vendus qu'à quelques centaines d'exemplaires. L'archive les marque du préfixe RE. Voir Rubans à bobine.

Release date

Le jour où un disque (ou une variation) a été mis en vente pour la première fois. Elle se distingue du moment où la musique a été enregistrée et du moment où une copie donnée a été pressée, ce qui importe parce qu'un même numéro de catalogue était souvent repressé et réédité pendant des années. Chaque réédition a sa propre date de parution, et l'archive les consigne par variation chaque fois qu'elles sont connues.

Remaster

Une nouvelle préparation d'un enregistrement existant en vue d'une parution, faite en retournant à la bande maîtresse pour la matricer de nouveau, souvent pour convenir à un format plus récent ou pour rafraîchir le son. Une remastérisation n'est pas une nouvelle interprétation et habituellement pas un nouveau mixage ; c'est le même enregistrement traité à neuf en route vers le disque ou le ruban. Les cassettes et les CD canadiens en particulier ont connu plusieurs séries remastérisées. Tout le catalogue des Beatles a reçu une nouvelle remastérisation en 2009, lorsque la technologie a permis au procédé de faire progresser la qualité sonore (à ne pas confondre avec les remixages anniversaires ultérieurs, qui sont retournés aux pistes séparées pour les remixer).

Run-out groove

La spirale qui mène l'aiguille de la dernière chanson vers l'étiquette. La zone qu'elle traverse est le deadwax, décrit plus haut.

Scarcity index

Une mesure simple de la difficulté à trouver une variation donnée, allant de courante à extrêmement rare. Elle reflète le nombre d'exemplaires produits et survivants, non la valeur d'une copie, même si les deux vont souvent de pair. Le chiffre est un guide subjectif pour les collectionneurs, fondé sur les « chances de trouver une copie » plutôt que sur un décompte précis ou une valeur monétaire.

SDR and XDR

Des marques que Capitol imprimait sur les cassettes pour signaler le procédé de matriçage utilisé sur ses bandes. SDR signifie Super Dynamic Range et désigne l'appellation antérieure de ce qui est devenu plus tard le standard « XDR ». La désignation SDR se trouvait sur les cassettes canadiennes en 1982 et 1983. XDR signifie eXtended Dynamic Range, le procédé de cassette à qualité contrôlée de Capitol, inspiré du procédé canadien SDR. L'archive traite les cassettes portant ces marques comme des variations à part entière.

Shrink wrap and loose poly bag

Deux façons dont une jaquette quittait l'usine scellée. La pellicule rétractable est un plastique transparent thermorétracté serré autour de la jaquette, la méthode plus tardive et plus familière. Le sac de polythène est un sac lâche glissé par-dessus la jaquette, courant sur les premières parutions canadiennes et surtout sur les pochettes ouvrantes, où il permettait à l'acheteur d'ouvrir la pochette avant l'achat. Laquelle des deux porte une copie est un indice de son époque et de son origine, puisque les pellicules serrées sont devenues la norme en 1965.

Slick

La feuille de papier imprimée collée sur un cadre de carton pour faire une jaquette de disque. Les jaquettes canadiennes utilisaient surtout des slicks imprimés au Canada, à partir d'illustrations américaines. La plupart des disques canadiens des Beatles ont des slicks imprimés par l'un de trois imprimeurs : Parr's, Modern Graphics ou Ever Reddy.

Spine

Le bord étroit d'une jaquette qui fait face vers l'extérieur quand un disque est rangé sur une tablette, imprimé du titre et du numéro de catalogue. La formulation et la disposition de la tranche changeaient d'un pressage à l'autre, c'est donc un endroit rapide à vérifier, et l'état de la tranche fait partie intégrante de l'évaluation d'une jaquette.

Stamper

Le moule métallique négatif qui presse les sillons dans le vinyle. Les stampers s'usent et sont remplacés au cours d'une série de production, et les marques de stamper dans le deadwax indiquent lequel a fait une copie donnée. Un stamper hâtif signifie généralement une copie plus ancienne.

Starline

La série de rééditions économiques de Capitol, qui ramenait d'anciens simples en circulation à prix réduit avec son propre dessin d'étiquette. Les parutions Starline canadiennes sont marquées de ST dans l'identifiant de variation.